CHAPITRE 5 :
JULIUS en personne entra dans la cellule des prisonniers.
- C’est l’heure pour vous, arrogants pourceaux ! Vous allez être sacrifiés à ma gloire éternelle, je vais extraire votre énergie et elle me rendra plus fort ! HAHAHA !
- Tu es fou, JULIUS ! s’indigna EDGE. Grisby aurait dû de tuer !
- Tais-toi, sale porc ! vociféra aussitôt JULIUS en sortant son couteau, qu’il planta dans une des côtes du ninja. Celui-ci tomba à genoux, en sang.
- Il faut que je te garde vivant pour le sacrifice, dit JULIUS… Mais tu souffriras jusqu’à la minute de ta mort ! En avant, vous autres ! GEMEAUX, conduisez-les à la Chambre des Incantations !
Celes et LAPHINE, qui soutenaient EDGE, furent emmenés à la chambre sacrée. Là, on les attacha solidement avec une corde et on les jeta à terre au milieu de la pièce.
- HAHA ! ricana JULIUS. Je vais enfin pouvoir régler mes comptes. Toi, la petite aviatrice de pacotille ! N’est-ce pas toi qui, il y’a 5 mois, a détruit un tiers de ma flotte avec ta maudite escadre volante le long des côtes du YEMEN ? J’ai dû me replier à Alexandrie à cause de toi ! J’ai raté mon avancée en Asie par ta faute ! Tu mourras en premier !
- NON ! Je… vous êtes FOU ! s’indigna LAPHINE, qui tenta en vain des se défaire de ses liens.
- Mettez-la sur l’autel des sacrifiés et passez-moi la machette !
- Maudite soit ta soif de sang, JULIUS, dit aussitôt une voix. Ta folie meurtrière s’arrête ici !
- TOI ??!!
Lui. Grisby se tenait dans l’encadrement de la porte, à quelque pas en face de JULIUS, arc tendu prêt à lui trancher la gorge. Les GEMEAUX déposèrent LAPHINE, ils sentaient en Grisby une très grande force qui les intimidaient. Celes poussa un cri de réjouissance.
- Tu es allé trop loin dans l’abomination, JULIUS, poursuivit Grisby. Je te donne une dernière chance de me livrer les miens et de me laisser repartir avec eux.
- HAHAHA, rit JULIUS. Qui es-tu, misérable mortel, pour venir me plier à tes exigences ? J’ignore quel prodige t’a fait survivre à la lance des GEMEAUX, mais là, tu ne survivras pas une deuxième fois ! MEURS !
JULIUS tendit alors la main vers Grisby en lui jetant un regard dans lequel se refléta un court instant une lueur enflammée. Cette lueur s’éteint. Grisby était toujours débout.
« Tes pouvoirs sont sans effet sur moi, JULIUS ! dit-il. Car j’ai en moi la force de MARS ! »
Grisby s’agenouilla. Il mit sa tête entre ses mains, et aussitôt une aura très vive l’entoura. La lumière était si forte qu’elle aveugla JULIUS et les GEMEAUX, qui semblaient paralysés de terreur. Notre héros voulut alors frapper l’empereur d’une droite fulgurante, mais ce dernier fit apparaître autour de lui un champ de force qui s’opposa efficacement à l’attaque de Grisby. Les deux adversaires reculèrent pour mieux repartir à la charge. JULIUS s’était emparé d’une machette et il profita d’un moment d’inattention de Grisby pendant le combat pour faire lui une profonde coupure sur le visage, en biais, du haut du sourcil gauche, jusqu’au bas de la joue droite. La pauvre victime s’effondra un instant, pendant que ruisselaient de son visage, par endroits, quelques minces filets de sang. Courageux, Grisby ne s’avoua pas vaincu et se redressa pour bousculer son adversaire d’un chassé bien placé dans les burnes… Oui, ça doit vraiment faire mal, mais bon, on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs ! Le pauvre empereur se retrouva à quatre pattes. La salle commença à crouler : JULIUS allait bientôt être vaincu, les GEMEAUX avaient disparu pendant la bataille et sans eux, il ne pouvait plus utiliser son pouvoir. La magie qui protégeait le palais devint bientôt inefficace. Mais l’empereur, lui, n’était pas encore tout à fait vaincu. Il prit la lance qu’un des GEMEAUX avait laissé là en fuyant, défit les liens de Celes et l’immobilisa. Presque en même temps, Grisby s’empara de son arc, et se prépara à transpercer la tête de JULIUS au cas où il ferait la moindre égratignure à sa fille.
- Tu ne triompheras pas de moi, qui que tu sois ! Pas avant que j’ai tranché la gorge de ta petite morveuse… Je te ferai manger son estomac !
La main qui tenait la lame de la lance contre la gorge de Celes fut bientôt percée par une flèche de Grisby, qui lui dit alors :
- Tu parles trop, JULIUS. Ca distrait l’attention.
- AAARGH ! Maudit ! Regarde ce que j’en fais de ta flèche !
Par un simple regard, l’empereur réduit la flèche en cendres, et reboucha sa plaie. Grisby perdait patience. Il tira son épée de son fourreau, ouvrit le ventre de JULIUS d’un tour de bras, et, n’ayant pas perdu son sens de l’ironie, lui dit : « Essaye de reboucher celui-là ! » L’empereur tomba raide.
- Aaarg … je … je meurs, gémit-il.
- Tu l’as sans doute bien mérité, JULIUS. Les GEMEAUX ne sont plus là pour te guider, alors tu as perdu le contrôle de ta force. A présent elle se retourne contre toi, et même ta magie de guérison ne t’aidera pas à t’arracher du sort qui t’attend. Tu as voulu défier les dieux, à présent tu vas en payer le prix en enfer après ta destruction.
- Je… j’ai tout perdu… quel dommage… j’aurais pu… nous aurions pu… argh… les origines du monde… une renaissance cosmique…
Pendant ce temps-là, Grisby délivrait ses camarades un à un. Grâce à ses pouvoirs, il transforma sa coupure saignante en cicatrice, et il guérit EDGE de sa blessure par simple contact. LAPHINE, intriguée, demanda : « Mais qu’est-ce qu’il raconte, cet empereur de m… ? » Personne n’en savait rien, bien évidemment. Mais aussitôt, la peau de JULIUS commença à sécher. Les veines de ses mains se firent plus saillantes, une barbe brune commença à lui pousser, blanchissant, au fur et à mesure qu’elle se faisait plus longue, son visage était bientôt creusé de rides, indistinctement, puis très vite de manière évidente. JULIUS était en train de vieillir 70 fois plus vite qu’un être humain normal. Son pouvoir magique, qu’il ne contrôlait plus, avait été rendu négatif par ses actions maléfiques, et le mauvais côté de la magie lui avait échappé et s’était mis contre lui. « Qu’est-ce que c’est que ce nouveau sortilège ? … arrgh… non… NON ! » ne tarda-t-il pas à gémir, alors que son corps vieillissant commençait à se décomposer et à fondre en une masse visqueuse et enfumée. Cette fois, il était bel et bien mort.
- Triste sort, pour un empereur qui se disait grand, ironisa EDGE.
- Bien, je crois que les nôtres, à l’extérieur, ont gagné la guerre, affirma LAPHINE. Allons les rejoindre. Nous ne courons plus aucun danger, car l’empereur, dans sa folie, n’a pas songé à faire venir des renforts de Rome.
- Et, ajouta SEI LYNE, l’empereur mort, l’empire s’écroulera de lui-même et le monde retrouvera la paix. Mais je crois, Grisby, que nous brûlons tous d’envie de savoir comment tu t’y es pris pour survivre à cette gigantesque lance…
- Je vais vous raconter, répondit Grisby, mais vous n’allez jamais me croire.
En se dirigeant vers la sortie du palais, Grisby raconta toute l’histoire à ses camarades. L’entretien avec KANA, sa destinée non-accomplie, ses origines, ses pouvoirs magiques et son influence sur les actions de JULIUS… L’histoire terminée, tout le monde se retrouva assis sur les marches du palais à moitié détruit : Grisby, Celes, EDGE, SEI LYNE, LAPHINE, VIRGILE ET D’ARCY. Grisby discutait avec LAPHINE, Celes les écoutait, EDGE et SEI LYNE se faisaient des câlins et les enfants jouaient. Ils semblaient attendre quelque chose, mais sans vraiment savoir quoi. Le jour venait de se lever. L’affrontement des pouvoirs magiques avait causé une dangereuse distorsion temporelle, accélérant le cours du temps pendant cette nuit.
Trois officiers s’approchèrent à cheval. C’étaient le général PERRY, le commandant SPITZER et le lieutenant HOTLETE. PERRY descendit immédiatement de son cheval et courut vers Grisby et sa fille.
- Vivants, vous êtes vivants ! s’exclama-t-elle avec émotion. On vous cherchait partout ! Vous avez réussi à triompher de JULIUS ?
- Oui, répondit Celes, il est mort à présent, et les GEMEAUX se sont enfuis. Le cinquième empire romain n’est plus qu’un mauvais souvenir. Les pays-victimes seront bientôt indemnisés avec les richesses de l’ex-empire. Le partage de l’occident entre les peuples pourra ensuite se faire d’une manière équitable, comme au temps de l’Age Prospère !
- C’est formidable ! Alors, nous avons gagné cette guerre !
- En effet, répondit EDGE.
Le LIEUTENANT HOTLETE les interrompit dans leurs réjouissances :
- Sa Majesté JAY 1er, le GREITE HOUANE, est arrivé en personne ce matin, pour constater la victoire de nos troupes sur JULIUS FONSDE. Il comptait bien rencontrer en personne ceux qui ont battu l’empereur. Il nous attend aux portes de la ville.
L’équipa se mit en marche vers l’entrée de la ville, où les attendait effectivement le Roi GREITE HOUANE qui, escorté de ses hommes de garde, ne tarda pas à les féliciter chaleureusement :
- Aaaah aaah aah c’est bien ça ! C’est bien ça ! Aaaah aah c’était ENTERTAINIIIIIIING ! Vous avez fait du ENTERTAINMEEEEEEENT ! Vous méritez d’être récompensés. Mettez-vous en ligne.
Grisby, Celes, EDGE, SEI LYNE, LAPHINE, SPITZER et PERRY s’alignèrent de gauche à droite. Le Roi poursuivit :
- Grisby et Celes, au nom de JEREZ, je vous fais cadeau de tout ce que la nouvelle technologie de notre pays est capable de faire. Et même, si vous voulez de l’argent, des armes… You name it, you got it !
- Merci, Majesté, nous allons y réfléchir, répondit Grisby.
- EDGE et SEI LYNE, ZE COUPLE OF ZE YIRE, ça vaut pour vous aussi !
- Merci, Votre Altesse Sérénissime, répondit humblement EDGE. Nous prendrons cela en compte.
- Aaaaaah … aaaaah … oooh… aah… répète, répète !
- De quoi ? « Nous prendrons cela en compte »…
- Non, pas çà, pas cette partie-là … avant !
- Votre Altesse Sérénissime ? Ca ?
- Aaah ! Répète !
- Votre Altesse Sérénissime…
- Encore !
- Pauvre mégalo !
- HAAAAIIIIIIIAAAEEAAINNNNN ! QUELLE INSOLENCE ! Hum… bon, tu as sauvé Alexandrie, je ne te mettrai pas de SMACKDOWN avant de te faire un ROCK-BOTTOM pour CETTE FOIS ! Quant à vous, LAPHINE, vous avez bien mérité, en plus de la médaille du courage, une montée en grade ! Attendez-vous à recevoir votre nouvel insigne et votre brevet d’ici demain, MAJOR LAPHINE ! Vous, SPITZER et PERRY, mes deux fidèles conseillers, vous aurez le privilège de vous partager notre nouvel empire colonial. Général PERRY, vous avez bien mérité votre quatrième étoile !
- C’est trop d’honneur, Votre Majesté, répondit PERRY au nom des autres, merci !
- Ne me remerciez pas, général. Grâce à vous tous, un monde qui va à présent retrouver la paix !
Grisby, pendant que les vainqueurs discutaient entre eux, s’éloigna du groupe pour se diriger vers les ruines du temple. Il était inquiet de la disparition subite des GEMEAUX, et voulait partir à leur recherche. Avec ses pouvoirs, de toute façon, il n’avait plus rien à craindre. Mais c’était KANA, sensuellement assise sur les marches de l’édifice en ruines, qui l’attendait là.
- Ne t’en fais pas pour les GEMEAUX, Grisby. Dans l’état où ils sont maintenant, ils ne peuvent plus faire de mal à personne… Je suis venue ici pour constater l’aboutissement de la mission dont nous t’avons chargé. Et, à quelque pas en face de l’entrée, j’ai trouvé les deux toges des GEMEAUX… il n’y’ avait dedans que de la poussière, et deux minuscules cafards morts… Il semble que la magie se soit aussi retournée contre eux, tout shamans qu’il fussent…
- Alors tout est fini, cette fois, et pour de bon.
- Non, pas encore, Grisby. Il me reste une dernière chose à faire avant de repartir à jamais dans le deuxième monde. Les pouvoirs que tu as obtenus de nous, tu ne peux pas les garder. Une fois de plus, nous avons pris un grand risque en te les confiant, mais tu t’en es servi, conformément à nos espérances, dans le but honnête que nous t’avions donné. Et à présent, je dois te les retirer, car tu n’en as plus besoin…
- Mais…
- Ne discute pas, Grisby. Tout être humain, aussi courageux, sage et honnête soit-il, est toujours forcément, à un moment de sa vie, soumis à la tentation de faire le mal. Voilà pourquoi il est dangereux que tu gardes ces pouvoirs… qui sait, peut-être que malgré toi, tu créerais à nouveau une situation de chaos ! Non, Grisby, tu seras un homme comme les autres, tu vivras les joies et les peines de l’humanité comme les autres, et à présent , je vais effacer en toi le souvenir du deuxième monde, et te retirer toutes les habilités du dieu.
- Tu vas m’ôter mon énergie ?
- Non, je vais seulement t’enlever un souvenir et les quelques pouvoirs que tu as eu le privilège de pouvoir utiliser… L’énergie divine, je ne peux pas la faire disparaître, car elle fait partie de ton essence… Disons que tout va redevenir comme avant… Et maintenant, ferme les yeux, Grisby. Ferme les yeux et oublie… OUBLIE… OUBLIE !
Grisby fut réveillé par Celes.
- PAPA ! PAPA ! Réveille-toi !
- Hein, quoi, marmonna Grisby en ouvrant faiblement les yeux, qu’est-ce qu’y se passe ?
- Si je comprends bien, pendant qu’on se met en quatre pour te chercher à travers la ville, toi tu roupilles tranquillement au soleil ! Mais les réserves du FLYING LAPHINE sont faites, et on n’attend plus que toi pour repartir à JEREZ. C’est LAPHINE elle-même qui va chacun nous reconduire chez nous à bord de son vaisseau ! Tu te rends compte, un dirigeable rien que pour son capitaine, toi, moi, les deux amoureux et leurs enfants, Karo, SPITZER, HOTLETE et le Roi ! Et il va y avoir un banquet pendant le voyage !
- Ca va être la première fois de ma vie que je vole… j’espère que je ne vais pas avoir les dents du fond qui baignent, je ne voudrais pas repeindre la coque du beau vaisseau de LAPHINE…
- Comment veux-tu attraper mal, il n’y’ a pas moyen, et tu verras, c’est vraiment trop beau tout ce que tu peux voir d’en haut, il paraît que les mers, les continents, les plaines, les arbres, les hommes apparaissent minuscules !
- Bon, ben, allons-y alors. Nous n’avons plus rien à faire à Alexandrie.
Ils se mirent en chemin, parcoururent les rues et atteignirent bientôt la grande porte d’entrée de la ville. Au loin, sur fond d’horizon désertique, on pouvait voir le dirigeable, déjà dans l’air, à 50 mètres du sol. Une échelle en corde pendait, et on aperçevait les petites silhouettes d’EDGE et du GREITE HOUANE en train de monter. Le vaisseau volant était composé d’un énorme ballon, auquel était attaché le poste de pilotage, 6 fois plus petit en comparaison, se prolongeant par un pont à l’air libre, que EDGE et le Roi avaient enfin atteint après leur ascension. Le dirigeable faisait du surplace et s’élevait grâce au ballon et aux hélices verticales, quant aux hélices horizontales, que LAPHINE avait fait puissantes, elles permettaient au FLYING LAPHINE de se propulser à travers les airs à une vitesse variable, de trente à cent soixante-dix lieues à l’heure. Une chose que Celes avait oublié de dire à son père lui revint :
- Au fait, tu sais quoi ? Le ROI GREITE HOUANE a accordé n’importe quoi aux héros… eh ben Karo lui a sollicité une faveur… celle de remédier au taux de chômage à JEREZ et en TERRE D’ESPAGNE en employant tout les gens actuellement sans travail à la reconstruction d’Alexandrie ! Et toutes les richesses laissées par l’empire serviront à les rémunérer ! Tu ne trouves pas ça génial ?
- Si fait … mais… où sont les troupes ?
- Ca fait longtemps qu’elles sont retournées à JEREZ. Il ne reste plus que nous.
A leur tour, les deux héros grimpèrent à l’échelle. Sur le pont, LAPHINE les attendait. Elle se tenait debout, jambes légèrement écartées, poings sur les hanches, habillée de son éternelle défroque d’aviatrice. Pantalon moulant et bottes en cuir, veste en cuir tanné avec un col en peau d’ours polaire qu’elle avait tué elle-même lors d’une mission en Alaska, et sur laquelle étaient cousus plusieurs signes : l’épaulette à deux barrettes, insigne du capitaine, qui n’allait pas tarder à en avoir trois, le badge de l’escadre volante sur le bras droit, un brassard rouge, celui du chef, sur le bras gauche, et je ne parle même pas des médailles. Elle avait gardé ses armes, et était coiffée du bonnet d’aviateur, orné de l’éternel masque oculaire de protection.
- Bienvenue à bord du FLYING LAPHINE, mes amis ! leur dit-elle fièrement.
Bientôt, toute l’équipe était à bord du FLYING LAPHINE, se déplaçant rapidement et silencieusement à travers cieux, en direction de JEREZ. Une heure après, le banquet avait lieu. Chacun mangeait goulûment, se réjouissait, plaisantait, se bourrait la gueule au vin égyptien, Château-d’Alexandrie grand crû, âgé d’une trentaine d’années, bon au goût et à l’odorat, agrémenté d’une douce saveur de noix derrière un aspect un peu râpeux… 6/10. C’est chez Darty, en plus. De ce bon vin, il y’en avait des tonneaux. LAPHINE, qui avait mis le pilote automatique, pensait pouvoir se torcher, mais avait-elle pensé à l’atterrissage ? Pour l’instant, non… A ce moment, elle était dans une profonde discussion avec le lieutenant HOTLETE, qui semblait être son deuxième prétendant, sur le fonctionnement de la stratégie aérienne, et sous l’œil jaloux de Grisby. Celes, remarquant son désarroi, prit son père par le bras et l’emmena sur le pont pour lui changer les idées. Ils s’accoudèrent à la barrière et laissèrent défiler sous eux la mer et les dunes désertiques. Il y’eut un long silence avant que Grisby prenne la parole :
- Bientôt, nous allons arriver en SAINTE-BRETAGNE. Tu reprendras tes études, je continuerai à m’occuper de la charpenterie avec VALDES, le roi, les militaires et les officiers reprendront leur poste, et j’ai même appris que SEI LYNE et EDGE voulaient s’installer à JEREZ, pour y vivre en paix avec leurs enfants, définitivement. Et nous, nous oublierons JULIUS, ZEUS, la pierre des dieux, nous oublierons tout, et pour toujours.
- C’est promis, répondit Celes d’une voix candide.
- Et ce que je sais, c’est que nous ne nous séparerons plus jamais.
- Plus jamais ?
- Plus jamais.
FIN
(c)Matt Steffan
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