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  • Le retour de grisby:chapitre 1:
  • Friday 2nd of May 2003
Le retour de grisby:chapitre 1:
LE RETOUR DE GRISBY
par Matthieu Stéffan

CHAPITRE 1 :

Il était une fois un monde cruel et sans pitié, régi par l’universelle loi du plus fort, livré à la brutalité et à la folie meurtrière des hommes dont la destinée est habilement orchestrée par les dieux. Un monde sans pitié en somme, où les guerres sont monnaie courante et où les aventuriers les plus téméraires n’en mènent pas large face aux dangers qu’il recèle. Il y’a quelques années cependant, malgré la peur générale suscitée par la Guerre des Dieux, à laquelle l’exceptionnel Grisby de Sainte-Bretagne a su mettre fin, ce monde était encore plus ou moins en paix. Mais c’était sans compter la soif de pouvoir du fourbe JULIUS FONSDE, empereur romain, qui a nourri depuis la fin de la Guerre des Dieux la folle ambition de conquérir le monde. Douze années ont passé depuis les évènements d’Orion et la défaite des déesses noires face à Grisby et son équipe. Douze années pendant lesquelles l’empereur JULIUS a eu le temps de tripler la surface de son empire romain, au prix de conquêtes sanglantes, d’abominables massacres, d’éxecutions sommaires et de corruptions diverses… Mais la destinée hors norme du héros que vous connaissez bien ne va pas tarder à s’opposer à cette fin du monde annoncée. Le retour de Grisby est proche…

DOUZE ANS APRES LES PREMIERS EVENEMENTS.

L’armée du GENERAL PERRY marchait sans trêve et sans relâche, foulant de ses pieds brutaux le sol sableux de l’immense DESERT INCONNU, situé quelque part en EGYPTE. Le général, en tête de ses quelques 5000 soldats, fièrement campée sur son étalon noir qui répondait au doux prénom de JOLLY HUMPER, demeurait pensive et repassait dans son esprit les objectifs de son briefing. La mission était théoriquement simple : il fallait déloger l’empereur JULIUS FONSDE d’une colonie égyptienne de JEREZ dont il s’est emparé par la force et par soif de conquête, grâce à la puissance de feu de ses armées. Cette colonie, qu’on a renommé la TERRE D’ALEXANDRIE, et dont la capitale est, vous vous en serez douté, Alexandrie, appartient légitimement à JEREZ, et la guerre a par conséquent été déclarée. Simple en théorie, la mission, mais le général s’inquiétait en ce qui concernait la pratique. Le COMMANDANT SPITZER, à ses côtés, et lui aussi jouissant du privilège propre à tous les officiers d’avoir une monture, se risqua à demander au général ce qui n’allait pas.
« - Vous connaissez sans doute, commandant, la réputation de l’armée de JULIUS. On la dit exclusivement composée de prisonniers, de tueurs, de criminels de guerre, de galériens, de condamnés à mort… même certains officiers répondent à ces critères. Autant dire que ce combat ne va pas être une partie de plaisir.
- Justement général, et sauf votre respect, nos hommes ont marché toute la nuit sans boire ni manger, ils sont épuisés par cela et par les redoutables différences de température entre le jour et la nuit. Nous ne sommes plus qu’à quelques heures de marche d’Alexandrie, et je vous conseille vivement d’arrêter l’avancée afin d’établir un campement et permettre à nos hommes de reconstituer leurs forces avant l’attaque décisive dont vous dirigerez les opérations quand notre armée sera opérationnelle.
- Vous avez raison, SPITZER. Faites passer l’ordre d’arrêter l’avancée et de monter le camp. Que tous les hommes se tiennent disposés à riposter, de jour comme de nuit, en cas d’attaque de l’empereur. Organisez des tours de garde et faites discrètement tourner des patrouilles à quelques lieues devant pour nous avertir sans cesse des éventuels mouvements de l’ennemi. La première patrouille partira dans un quart d’heure, et je veux un rapport ce soir à la tombée du jour.
- A vos ordres, général. »
Et le GENERAL PERRY d’ajouter, tout en mettant pied à terre : « Et dites à nos hommes de se méfier des scorpions. Ils grouillent par ici. Il y va de leur vie. »
Quelques heures plus tard, alors que les soldats épuisés montaient tant bien que mal le camp avant de prendre un repos bien mérité, le général marchait à travers cette espèce de chantier. Elle allait se rendre au DMAJ ( Département Médical de l’Armée de JEREZ ), particule essentielle de l’armée où se trouvaient les scientifiques, les docteurs, l’infirmerie et les blessés divers ayant déjà succombé aux caprices du désert. Le général disait toujours que lors d’une avancée militaire, lorsqu’on montait un camp, la première chose à faire était de monter les tentes du Département Médical. PERRY, âme sensible derrière un aspect féroce d’officier supérieur, donnait toujours la priorité aux invalides et préférait la prudence. Elle entra alors dans une tente déjà montée, longue de vingt mètres et haute de trois. Des paillasses étaient disposées les unes à côté des autres, occupées ça et là par quelques malades, tandis que des docteurs s’affairaient dans tous les sens. C’était l’infirmerie générale du DMAJ. Quelqu’un vint à la rencontre du général. C’était une femme d’une vingtaine d’années, rousse, bien faite, habillée d’une blouse blanche. En la voyant arriver, le général lui dit :
« - Alors, DOCTEUR ANGEL, comment se porte notre malade ?
- Elle survivra, mon général. Elle a été victime d’une très forte insolation, mais nos analyses nous montrent qu’il n’y’ a pas la moindre trace de venin de scorpion. Nous l’avons recueillie juste à temps, semble-t-il, quelques heures de plus et le soleil ardent aurait eu vite raison d’elle ! Ca ira, général, elle a la peau dure.
- Je dois m’entretenir avec elle.
- Mais elle est en convalescence, mon général, je ne sais pas si ce serait prudent…
- Prudent ou pas, moi je vous dis que je connais cette fille et que j’ai besoin de savoir ce qu’elle faisait comme ça toute seule en plein milieu du DESERT INCONNU. Alors, où est-elle ?
- Euh … vous êtes en train de marcher dessus, mon général.
Le GENERAL PERRY s’écarta d’un pas vif. C’était bien elle. Elle avait certes changé, depuis tout ce temps, mais c’était bien elle. Elle s’assit près d’elle, et s’adressa au docteur : « Vous pouvez disposer, docteur, je vais attendre qu’elle se réveille. » Elle attendit bien une heure et demie avant que la jeune fille n’ouvre faiblement un œil. Puis l’autre. Elle était blonde, fort jolie, elle avait des yeux quelque peu bridés. C’était une adolescente d’une quinzaine d’années. Le général attendit qu’elle se mît en position assise avant de lui adresser la parole :
« - Alors, Celes, comment te sens-tu ma pauvre chérie ?
- Que… comment ? gémit faiblement la demoiselle en se frottant les yeux. Mais… où suis-je ? Qui êtes-vous ?
- Tu es au Département Médical de l’armée de JEREZ, en mission dans le désert égyptien, en guerre contre JULIUS FONSDE. Et tu ÔãÅDØÉŠ‘|â tÒÌ .-Z ?öLßy$ÂNžYq`X¹gµ»¢’|ç%0 ¡|J3£².ÄûâAð6-ðïôxv2”%ÇÄ™]̈ä´à§õ;N^ ©‚¬7%PXèŸ#*SXæD69ƒ=Èzp¿@Îõ€ м¦—âÄ“N:›±²Zd«X#X…§ý“çèõþu^ÃåÙø¨k ¹ Ñr¸ûÌÔsN”ûk›-7RtyýYYóR7Dµ–ãûVÊAï¦ ©$eDú§]ŒåqñÉÚÖABXTø£óøZ_reÀ¸gþÿ@s˜fË¡ =~¤õKß5$>š9!’€ÈpxÄvÿ¼­bŠxo